2014年12月31日星期三

藏人扎西次仁和汉人林达光的1964


2014年岁末,看一看两位与中共妥协又和西方有关的人:扎西次仁和林达光。这两人的个人命运原本没有任何交集,扎西次仁是出生在西藏、在美国受教育的藏人,林达光是出生在加拿大、在美国受教育的汉人。把他们联系在一起的是一个不起眼的年份---1964。这一年,林达光举家离开即将群魔乱舞的中国,扎西次仁则只身回到这个制造苦难的人群中。

传奇藏人扎西次仁(Tashi Tsering)1929年出生于日喀则一户农民家庭,10岁被选入布达拉宫宫廷舞乐团成为艺员,18岁因年龄届满退出舞乐团,在一位名叫旺度的僧官帮助下进入布达拉宫财务处工作,1957年,赴印度学习。1960年,到美国华盛顿大学和威廉大学学习财经和历史。

1964年,离开美国经加拿大到古巴,向中国官员表达回西藏的意愿。当年回到中国但未能回西藏,被安排在咸阳西藏民族学院工作,文革期间遭受牢狱之灾。 1978年平反,1982年首次被允许回到西藏,在西藏大学任英语教师。 1988年编辑出版《藏汉英对照词典》。

1989年退休后致力于保护和发展民族手工艺品。1991年开始在西藏贫困山村资助开办学校近百所。2000年,纽约 M E Sharpe Inc 公司出版由美国藏学家Melvyn C. Goldstein 撰写他的口述自传《The Struggle for Modern Tibet: The Autobiography of Tashi Tsering》(2006年由中国藏学出版社出版中译本《西藏是我家》)。2007年,发表致《谨呈西藏自治区人大代表的信》,为藏语危机呐喊,呼吁在西藏建立藏语文教育体系。2012年,出版《三语新词典》。

2014年12月5日在拉萨逝世。作家唯色在自由亚洲电台撰文“被《经济学人》简单化的扎西次仁先生文”,回忆了2011年夏天,她在拉萨与扎西次仁见面时的情景:

在我们与他告别时,他突然拥抱着我泣不成声,全然没有先前的骄傲和满足,颤抖着的衰老身体传达出无法言表的痛苦,令我手足无措,内心震惊。我喃喃着‘格啦叙啊,格啦叙啊(藏语的告别语,先生你在的意思)’慌乱离去,直到走在阳光灿烂、中国游客与军警密布的大街上才潸然泪下。

“格啦他为何哭泣呢?这个受尽苦难却超级坚强的人,支撑毕生的信念是希望自己的故乡与人民能够变得现代化,且又‘必须拼命确保我们在语言和文化上的传统’,那么,他是因为理想被冷酷的现实摧毁而痛哭吗?当我含泪回头,在可以了望整个大昭寺广场的他家屋顶上,两名手持钢枪的狙击手从2008年3月的抗议之后就站在那里,等于就是日日夜夜踩踏着他的头颅。”

曾在麦吉尔大学任教的华人林达光(Paul T.K. Lin),原籍广东新会,1920年出生于温哥华,2004年病逝于温哥华,因加拿大帮助美国与古巴关系解冻一事被人重新提起他在中美关系破冰时的作用。(当美国尼克森总统准备与中国解冻,国家安全顾问基辛格特地派WINTER到麦基尔大学找到林达光教授,一是向他咨询有关中国的政治情况,二是请他通过特殊的民间渠道来搭桥,探寻北京对美国想要破冰之旅的回应。林达光教授随后飞往巴黎,找中国大使黄镇,黄镇安排林达光全家回国探亲,向中国介绍美国的立场。)

林达光1943年毕业于美国密歇根大学,1945年获哈佛大学国际法国际关系学硕士。1950年投奔红色中国,并未获得重用,只是在新闻总署国际新闻局任编辑、中央广播事业局英语广播艺术指导、福建华侨大学教授,期间还被下放农村劳动一年。

2013年12月号的香港《明报》月刊登载了方毓仁的文章《遲來的紀念—憶林達光林凱先生》,文中说“中央廣播電台對外廣播以《東方紅》樂曲開始跟覑由一把圓潤渾厚的聲音宣告:This is Radio Peking。那是我聽到過的最美好的聲音,是林達光的聲音”。

1964年离开中国回加拿大,任蒙特利尔麦吉尔大学东亚语言文学系主任,1988年因在中加关系中的重要作用获加拿大勋章。他还出任过澳门东亚大学校长和加中贸易理事会名誉董事。

为何在兴冲冲地投奔中国15年后,又黯淡地回到加拿大,原因并不是100%的政治因素,中国人可怕的野蛮状态是吓跑林达光的原因之一。其夫人陈恕(Eileen Chen Lin)在2011年接受温哥华华语电视台OMNITV采访时透露了一些林达光在国内与人的争执,内容之一是美国工人阶级的贫困化,对方坚称是绝对贫困化,林达光说是相对贫困化,结果被扣了亲美等一堆帽子。另一争执是林说任何人、任何党都不可能永远不犯错误,被人攻击为自大,看不起毛主席和共产党。

可以想象,出生在加拿大,在美国受教育的林达光是和怎样的一群缺乏起码理性的野蛮人生活在一起。

无奈之下,林达光找到宋庆龄,表示自己回来15年学到了很多东西,但现在能帮中国做的事情不多了。1964年,林达光离开中国,亏得他脚底抹油跑得快,否则等文革来临,他有可能死的不明不白。

不过,林达光在回到加拿大后,还是为共产党粉饰太平。2013年,香港《星岛日报》刊登了苏賡哲的一篇文章《林达光和司徒华》,说他“回加拿大後在大學教書,散播中共美好的毒素,他有一位女學生為其所惑,也去中國參加建設,結果經歷了文革浩劫,回加拿大後成為反極權的傳媒勇士。”(应该是指环球邮报原华裔记者黄明珍,她在1970年代离开麦吉尔大学去北京,89六四期间她在北京现场报道了中国学生运动被镇压的情况。)

苏賡哲还说,在六四镇压后,身在加拿大的林达光一开始谴责中共,但不久后就和北京重归于好。

林达光在2004年去世后,夫人陈恕整理其文字,在麦吉尔大学出版社出版了传记《In the Eye of the China Storm: A Life Between East and West》,2013年由香港天地出版社翻译出版其中文版《走入中国暴风眼》。






2014年12月30日星期二

20年前创办法语电影节的神秘女人

1995年二次独立公投前几天,Maidy Teitelbaum 开创了配有英文字幕的法语电影节,这并非是有意而为之的巧合。一年前她就试过,法国高蒙电影公司老板对此不感兴趣。并非是闹独立的魁北克使她萌生此念,而是佛罗里达曾经有过的法语电影节令她陶醉。



蒙特利尔法语电影节,诞生于1995年魁北克第二次独立公投日的前几天,当时蒙特利尔的法裔和英裔矛盾临近沸点,不时传来英裔人口迁移多伦多的消息。就在这个关键时刻,电影圈外的英裔梅迪夫人(Maidy Teitelbaum)宣布创办配英文字幕的法语电影节。

梅迪说:“哪怕电影院里只有两个人,我也不在乎。我就是要冒这个险,我丈夫欧文也支持我。” 

20年之后,梅迪在公众面前仍然是个神秘的女人。

人们只知道她父亲经营服装连锁店,她从小在蒙特利尔富裕的outremont区长大,夏日随父母去Lac-Mégantic度假,后来嫁给了波兰裔犹太商人,他在她决定创办法语电影节时卖掉了几个连锁商号,以资助电影节。

夫妻俩与法语电影的缘分开始于佛罗里达萨拉索塔(Sarasota),他们经常去那里度假,有一次他们常住的酒店客满,原因是正举办法语电影节,这令他们感到惊讶。此后八年,他们一直参加法语电影节的活动,直到它不再举办。

在那里,梅迪认识了法国高蒙电影公司老板 Toscan du Plantier 和其他法国电影人,并萌发了开办法语电影节的念头。1994年她初次尝试,但不获 Toscan du Plantier支持。蒙特利尔国际电影节创办人罗塞克更是一开始就想扼杀她。后来她把电影节从300个座位的蒙特利尔艺术博物馆搬到800座的帝国影院,和罗塞克谈判的过程也非常困难。

法语电影节原本面向英裔人口,20年过去,至今还处于革命尚未成功,同志仍需努力的阶段,因为电影节观众中英裔只占10%,可以说他们还没有真正地到来。
 


Nathalie Petrowski
La Presse
Publié le 06 novembre 2014

Cinemania, un festival de films français, est apparu dans le ciel montréalais comme un parfait ovni. C'était à quelques jours du référendum de 1995, alors que les tensions entre les anglos et les francos à Montréal étaient à leur paroxysme. La rumeur voulait d'ailleurs que la vaste majorité des anglos soit en train de faire ses boîtes en prévision d'un déménagement imminent à Toronto.

Et voilà qu'au milieu de cette cohue et de ce chaos surgit une petite bonne femme, haute comme trois pommes, anglo-montréalaise jusqu'au bout des ongles et fière d'avoir participé au grand love-in de la place du Canada, qui nous annonce la tenue d'un premier festival de films de France, sous-titrés en anglais et destinés au public anglophone de Montréal. Pardon? C'est une blague?

Ce n'était pas une blague. Maidy Teitelbaum était sérieuse, dead serious, comme disent les Anglais, et cela, en dépit du fait qu'elle n'était pas nécessairement une grande cinéphile. Pour tout dire, elle ne connaissait rien au cinéma français et au cinéma tout court. Et surtout, elle avait zéro contact dans le milieu du cinéma. Qu'à cela ne tienne. Qui ne risque rien n'a rien, s'est dit Maidy.

En même temps, la dame ne se faisait pas d'illusions. «J'ai prévenu les gens autour de moi que même s'il ne devait y avoir que deux personnes dans la salle, je m'en fichais. J'avais envie de tenter cette aventure. Irv, mon mari, m'encourageait à le faire, alors j'ai foncé. Ce qui me motivait, c'était la possibilité de bâtir quelque chose par moi-même pour une fois», me raconte Maidy dans un resto du centre-ville où elle m'a donné rendez-vous.

Une femme secrète

J'ai voulu rencontrer cette dame pour plusieurs raisons: d'abord parce que cette année, Cinemania, qu'elle a fondé et tenu à bout de bras sans pratiquement aucune subvention, fête ses 20 ans. Parce que ce festival a plus ou moins remis le cinéma français au goût du jour alors que son déclin, voire sa disparition de nos écrans, était un fait accompli. Mais aussi parce qu'en fouillant sur le Net, je n'ai pratiquement rien trouvé à son sujet. Cela m'a intriguée. Qui était donc cette Maidy Teitelbaum?

«Je suis une femme secrète», m'a-t-elle lancé en souriant avec des yeux pétillants cerclés de lunettes de designer lui donnant un air de mamie espiègle et moderne.

Mais elle n'avait pas sitôt évoqué son statut de femme secrète qu'elle se lançait avec verve dans le récit détaillé de sa longue vie: son enfance rue Wilder (aujourd'hui Antonine-Maillet) à Outremont, ses étés à Lac-Mégantic, où son père Red Shier avait ouvert un premier magasin de vêtements qui deviendrait bientôt une chaîne, sa rencontre et son mariage avec Irving Teitelbaum, un Juif polonais étudiant à McGill qui s'est lancé dans le commerce au détail avec le père de Maidy avant de créer la chaîne pour ados Suzy Shier puis, des années plus tard, la chaîne La Senza, et enfin la vente de tous ses actifs à peu près au moment où Maidy décidait de lancer Cinemania.

Sarasota

Pour la petite histoire, Maidy et Irv avaient pris l'habitude au printemps d'aller jouer au golf à Sarasota. Or, à quelques jours du départ, Maidy appelle pour réserver une chambre à l'hôtel où ils descendent toujours et apprend qu'il n'y a aucune chambre de libre à cause d'un festival de films français.

«J'ai été étonnée, intriguée et je me suis empressée d'aller voir ce que c'était, au juste, ce festival. Pendant 8 ans et jusqu'à ce qu'il cesse ses activités, j'ai été une habituée et même une amie du festival. C'est là notamment que j'ai rencontré le producteur Toscan du Plantier, des acteurs et des cinéastes français et que l'idée de lancer mon propre évènement à Montréal a germé.»

Maidy Teitelbaum a entrepris des démarches pour fonder son festival en 1994 en appelant justement le fameux Toscan du Plantier, grand patron de Gaumont. En vain.

«Il ne voulait rien savoir de mon projet. Rien de rien. Ça ne l'intéressait pas, alors il a fallu que je me débrouille autrement», raconte-t-elle.

Je lui demande si Serge Losique, le président du FFM qui ne manque pas de contacts dans le milieu du cinéma français, l'a aidée. Elle éclate de rire. «Losique, nous aider? Il veut nous tuer depuis le début. Ça ne s'est pas arrangé quand j'ai décidé de déplacer le festival de la salle du Musée des beaux-arts de Montréal, qui comprend 300 places, à la salle de l'Impérial, qui peut accueillir 800 spectateurs. Négocier avec lui, c'est toujours difficile.»

Pour les Anglo-Montréalais

Malgré les embûches, les obstacles, le manque de soutien financier de la Ville ou des institutions publiques, Maidy Teitelbaum a tenu bon. On devine que son mari Irving, qui est le président honoraire de son conseil d'administration, l'a non seulement encouragée et aidée techniquement en rédigeant tous les résumés des films présentés, mais qu'il l'a soutenue financièrement. D'autant que la vente des chaînes Suzy Shier et La Senza lui a rapporté des millions.

Mais Maidy préfère rester discrète à ce sujet. Ce qui lui importe avant tout, c'est cette fenêtre sur le cinéma français qu'elle offre chaque année aux Montréalais. «J'adore les films français, dit-elle. C'est des films qui me touchent. Ils ne sont pas toujours joyeux ni débordants d'action, mais ils m'aident à mieux comprendre les autres», dit-elle avec un regard admiratif.

Ironiquement, Maidy avait d'abord conçu ce festival pour les Anglo-Montréalais qui, comme elle, avaient de la difficulté à comprendre les dialogues français. Elle voulait leur offrir, et s'offrir à elle-même en passant, un festival de films sous-titrés.

Or, le public anglophone n'a pas vraiment embarqué. Encore aujourd'hui, il représente 10% des entrées. Le reste, ce sont les Français de plus en plus nombreux à immigrer chez nous qui ont fait la différence.

«Notre festival n'a pas connu un succès éclatant au début, mais on savait que ça prendrait du temps à trouver notre rythme de croisière. On peut dire que l'an passé, on l'a atteint.»

Du sang neuf

Encore aujourd'hui, c'est Maidy et son mari qui choisissent les films avec une poignée de programmateurs associés.

Il y a quatre ans, un jeune Français qui avait travaillé aux festivals d'Avignon et de Montpellier est venu frapper à leur porte. Guilhem Caillard a été engagé sur-le-champ. Il a si bien fait que cette année, Maidy a décidé de lui confier la direction générale du festival, consciente que le sang neuf dans un festival, c'est la seule façon d'assurer son évolution et sa pérennité.

«Cela faisait longtemps que je cherchais quelqu'un pour prendre la relève. Je savais que je ne pouvais pas compter ni sur mon fils ni sur ma fille, qui ont d'autres chats à fouetter et d'autres intérêts. Quand j'ai fait la connaissance de Guilhem, j'ai compris que je tenais ma perle rare.»

Toujours 20 ans

Maidy Teitelman ne dit jamais son âge et ce n'est pas moi qui vais la trahir. Chose certaine, avec ses lunettes de designer, son blouson de cuir et sa coupe de cheveux garçonne, on devine que la dernière chose qu'elle souhaite, c'est avoir l'air d'une madame ou d'une grand-mère.

«Je suis une femme moderne qui ne vit pas au passé. C'est pourquoi j'aime tellement travailler avec les jeunes. Ils m'inspirent. Et Guilhem s'est montré d'une telle efficacité au cours des quatre dernières années que j'aurais été mal venue de ne pas lui confier la direction du festival», dit celle qui, au chapitre de la passation des pouvoirs, pourrait donner des leçons à Serge Losique.

En attendant, Maidy se prépare avec fébrilité à l'ouverture de la vingtième édition de son festival, ce soir, avec la première du film Gemma Bovery de la cinéaste Anne Fontaine. Quand on aime, on a toujours 20 ans, dit l'adage. Maidy n'a plus 20 ans depuis longtemps, mais peu importe, puisqu'elle a bâti quelque chose par elle-même. C'est le but qu'elle s'était fixé il y a 20 ans.

Certains jours, elle est encore tout étonnée de l'avoir atteint.

西藏流亡政府经济运行模式



一个月前,藏人行政中央司政洛桑森格到访加拿大成为本地新闻热点,在多数记者把关注焦点放在藏人与北京关系上时,有人另辟蹊径对这位来自印度、出身哈佛的政治人物做出了内容独特的报道,蒙特利尔公报经济专栏作者皮特-哈德克( Peter Hadekel)就是一例,他关注西藏流亡政府的经济运行模式,发现其具有独一无二的特性。 

洛桑森格在蒙特利尔告诉加拿大主流媒体,西藏流亡政府每年运作预算只有三千万美元左右,这比一些国家驻印度大使馆的预算还低。对世界上大多数领导者来说,如何搞好经济是其首要工作。但对于那些痛失了家园的人民,他们的政治领导人又会面临怎样的经济问题呢? 

首先要明确的是,洛桑森格领导着与众不同的人民。在中国控制的西藏,六百万藏人在经济上被边缘化,在语言、文化和宗教上饱受压迫,连喊一句口号或珍藏一张达赖喇嘛的照片都可能面临牢狱之灾,遭受酷刑,这些是导致藏人离乡背井的根本原因。流亡藏人冒着生命危险翻越喜马拉雅山去印度寻找更好的生活,但要得到这种生活并非易事。  

目前居住在印度各安置点里的流亡藏人已达15万之众,如何保障这些人的未来,是46岁的司政面临的挑战。代表西藏自治政府去各国游说是洛桑森格工作中的重点,但这并不妨碍他花大部分时间来处理在印度的流亡藏人社区内部的经济问题。洛桑森格说:“我们要照顾所有的学校、医院、安置点和佛庙,其中教育被摆在首要位置。从小学到高中,我们共有70所学校,在40个安置点里我们有260座佛庙。”

洛桑森格于20114月正式当选藏人行政中央司政,20127月成功游说印度政府交还了63所藏人学校的管理权,藏人学生的成绩有望提高,因为长期以来在管理藏人学校方面,藏人比印度人做得更好。

总部位于喜马拉雅山麓达兰萨拉的藏人行政中央,主要收入来源是世界各地慈善组织及个人的捐款,以及境外藏人缴纳的“自愿自由税”,一些国家政府也在对外援助计划外为藏人提供人道主义经费,藏人行政中央严格管理这些收入,以至于有了年度预算“比一些国家驻印度大使馆的预算还低”的笑谈。

这三千万美元年度预算要保障所有定居点和十多个国外办公室的运作,在大多数流亡藏人生活的定居点里,由于那里失业率超过20%,不少人跑到城里寻找工作和做生意的机会。洛桑森格说:“我们努力辅导创业技能和传授大学商业科目,由政府为大学生提供奖学金,还提供职业培训、计算机辅导、领导力培训以及进行面试指导。”

洛桑森格认识到“藏人的语言及文化能否幸存与藏人的经济前景密切相关”,因为经济不景人口迁移,在印度的一些规模较小的定居点已经关闭,如果年轻人继续离开的话,流亡藏人社区会面临真正的威胁。

令洛桑森格担忧的不仅是印度的定居点,在喜马拉雅山的另一边,中国控制下的西藏情况更糟,藏人在自己的土地上经济地位越来越被边缘化。海牙社会学研究院经济学家安德鲁·费希尔(Andrew Fischer)的最新研究显示,尽管中国政府为西藏地区的发展提供了大量补贴,但藏人并没有从中受益,他们没有获得更多的工作机会,即使是受过良好教育的藏人也鲜有机会进入公共部门工作。在首府拉萨,七至八成的商店、餐馆和企业是由汉人开办或经营,其招聘也往往带有附加条件,被聘用的藏人工资低于汉人,高中和大学毕业的藏人有40%处于失业状态。

热比娅宣布组团与北京对话


---热比亚领导的世维会愿意和北京对话,并非新闻,此前维吾尔人方面已经多次提出,北京从没有积极回应。这次,热比亚更进一步,宣布已经为对话组建了代表团,由她本人挂帅做团长。

---面对伊斯兰国在西方国家引发的新一波反恐浪潮,热比亚强调维吾尔人的不同之处,强调维吾尔人的“温和”特性,“维吾尔妇女传统上不蒙面,我们扎传统头巾,但是不蒙脸”。



2014年12月30日,世界维吾尔代表大会主席热比娅·卡德尔女士在华盛顿的办公室内接受美国之音独家专访时宣布:“世维会已经做好了和中国政府对话协商的准备,我们已经组成了一个代表团,来引导中国和维吾尔人之间的对话。这个代表团由我本人牵头负责。 我们还邀请了一些和中国政府和民众有良好联系的人士加入到这个代表团队。”

热比娅还强调“维吾尔人一直是温和穆斯林”,她说:“维吾尔人是温和的穆斯林,我们和很多自称代表穆斯林的人很不一样。我们维吾尔妇女传统上是不蒙面的,我们扎传统头巾,但是不蒙脸。所以我们是温和的穆斯林。我们和激进穆斯林很不同。”

热比亚并非首次向北京发出对话的信号,2009年七五骚乱之后,世维会就呼吁北京与热比亚对话,以化解维汉两族的仇恨。世维会希望欧洲议会和美国向北京施压,令双方能够展开对话。2014年7月,热比亚在华盛顿的斋月晚餐会上接受美国之音采访,再次表示愿意与北京展开对话。但北京对此并无积极回应。

在这次2015年新年前夕的美国之音专访中,热比亚提出了展开对话的两个条件:“我们和中国政府对话有两个条件:首先中国政府应当停止对维吾尔人的残酷镇压。数以千计的维吾尔人被关押在中国的监狱中,他们当中的无辜者应当获释。再者,中国政府应当把我们视为商讨问题,解决问题的伙伴,而不是试图清除维吾尔人,视我们为敌人。”

热比亚说,世维会并不希望总是批评习近平政府,不希望总是在抱怨,世维会希望的是解决问题。如果有可能,世维会当然愿意为解决问题,缓和紧张局势做出贡献。

她说:“中国政府应当明智地利用我们的影响力,来缓和紧张局势。我们也可以帮助中国政府获得正确的思路,了解维吾尔人到底需要什么,他们的诉求是什么。我们在努力寻找机会,向中国政府介绍维吾尔人真实的思想情况。所以我们必须一道努力,创造好的机会和条件,让所有民族都生活在和平和和谐环境中。这就是我们的希望,是我们所想要的。”

热比娅表示,实际上,世维会一直在尽力呼吁、劝阻维吾尔人不要参加伊斯兰国组织以及任何形式的极端主义组织。她还强调世维会和东伊运或者任何极端暴力组织无任何联系。




2014年12月28日星期日

Suzanne Treister 的当代占星图








56岁的伦敦艺术家 Suzanne Treister 有强烈占星色彩的艺术作品,成为各国当代艺术博物馆和各大双年展的热门展品,这些当代占星图也为这位女艺术家增添了不少神秘色彩。

Suzanne Treister (b.1958 London UK) studied at St Martin's School of Art, London (1978-1981) and Chelsea College of Art and Design, London (1981-1982) based in London having lived in Australia, New York and Berlin. Initially recognized in the 1980s as a painter, she became a pioneer in the digital/new media/web based field from the beginning of the 1990s, making work about emerging technologies, developing fictional worlds and international collaborative organisations. Utilising various media, including video, the internet, interactive technologies, photography, drawing and watercolour, Treister has evolved a large body of work which engages with eccentric narratives and unconventional bodies of research to reveal structures that bind power, identity and knowledge. Often spanning several years, her projects comprise fantastic reinterpretations of given taxonomies and histories that examine the existence of covert, unseen forces at work in the world, whether corporate, military or paranormal.

Recent exhibitions include:
In The Name Of Art, Annely Juda Fine Art, London 2013; HEXEN 2.0 at P.P.O.W., New York and Cleveland Institute of Art, Ohio, USA 2013; THE REAL TRUTH A WORLD'S FAIR at Raven Row, London 2012; HEXEN 2.0 at the Science Museum, London 2012; D21 Kunstraum, Leipzig, Germany 2012; Hartware MedienKunstVerein (HMKV), Dortmund, Germany 2012; Secession, Vienna, Austria 2012; Schirn Kunsthalle, Frankfurt, Germany; The Jewish Museum, New York, USA; Le Plateau Art Center, FRAC Paris, Ile de France; Museum of Contemporary Art Bordeaux (CAPC), France; Shedhalle, Zurich, Switzerland; Temporary Kunsthalle, Berlin, Germany; Collective Gallery, Edinburgh, Scotland; Center for Contemporary Art, Torun, Poland.

Published books include:
'HEXEN 2.0' Black Dog Publishing, London, 2012
'HEXEN 2.0 Tarot' Black Dog Publishing, London, 2012
'NATO The Military Codification System for the Ordering of Everything in the World', Black Dog Publishing, London, 2008.
'Hexen 2039 - new military-occult technologies for psychological warfare', Black Dog Publishing, London 2006.
'No Other Symptoms - Time Travelling with Rosalind Brodsky' CD ROM with 124 page colour hardback book. Published by Black Dog Publishing, London 1999.

Website: http://www.suzannetreister.net 


罗德曼看不上《刺杀金正恩》

2013年2月,51岁的原美国职业篮球队明星罗德曼(Dennis Rodman)在刚满30岁的北朝鲜独裁者金正恩的邀请下,首次访问这个世界上最封闭的国家,这时金正恩刚继位一年多,性情凶残古怪,却是绰号大虫的古怪球星罗德曼的忠实粉丝,两人的情谊成为举世瞩目的奇葩。

之后,罗德曼密集访问北朝鲜多达六次,2013年12月,金正恩聘罗德曼为北朝鲜国家男子篮球队主教练,以备战2016里约热内卢奥运会。

美国编剧Dan Sterling根据罗德曼与金正恩的交往,添加上中央情报局的暗杀阴谋及北朝鲜内部政变等噱头,写出了一部搞笑电影,这就是2014年12月25日上映的大片《刺杀金正恩》。影片把金正恩粉罗德曼改为金正恩粉《今夜胡闹秀》(Skylark Tonight)主持人大卫•史凱拉克,把篮球运动改为一场现场直播的脱口秀节目。

黑客攻击索尼影业和美国院线可能遭受恐怖袭击令世人对该片大吊胃口,人们观看《刺杀金正恩》后毁誉不一都在情理之中,值得关注的是罗德曼对这部影片的反应。

作为故事原型,这位与金正恩关系最为密切的美国人在影片上映当日接受CNN访问时表示:“我对这部电影不做评论,这仅仅是部电影。但如果你想看到真实的东西,看到那里发生了什么,去看我的纪录片《平壤大爆炸》(Big Bang in Pyongyang)吧。我的电影一月下旬在以独特和创新见长的诗兰丹斯(Slamdance)电影节与观众见面,那才壮观呢。”

就在罗德曼与金正恩的友情成为世间奇葩之后,总部位于曼哈顿的杂志dujour.com对罗德曼有过一篇长篇采访《罗德曼的启示》,转载如下

 Rodman’s Revelations

After his controversial trips to North Korea caused an international firestorm, the NBA Hall of Famer mostly shunned the media. Now Dennis Rodman is ready to talk

He’s early. It’s just after 10 a.m. at the Turnberry Isle Miami in Aventura, Florida, and in walks Dennis Rodman—all six feet seven inches of him, wearing a tattered baseball cap emblazoned with “Cheetah Gentlemen’s Club,” a wrinkled cotton T-shirt, black nylon track pants and a pair of impossibly large boat shoes with laces tied in haphazard knots. The oversized women’s sunglasses he wears will remain secured to his face for the duration of the interview.

Rodman, 52, is initially standoffish. “Let’s make this quick,” he says quietly. But once he starts talking, he opens up and over the next two hours delivers as promised, with a frank conversation about North Korea, the nation that has consumed his life for the past 15 months. For the uninitiated, the story goes like this: As part of a documentary series they were creating, producers at the media company Vice gained access to the Communist country—which is off-limits to Americans—by catering to North Korean leader Kim Jong-un’s obsession with the Chicago Bulls. The producers reached out to Rodman, inviting him to North Korea for an exhibition basketball game alongside three members of the Harlem Globetrotters. Rodman agreed.

Rodman’s first trip to North Korea took place in February 2013. Since then, he says he’s visited six times. He calls Kim a “friend for life,” and as a result has been condemned by some in America as a traitor and a dupe. But however you judge him, the provocative basketball player is now a potential source of information about a country that is inaccessible to most of the world. From the outside looking in, we see only Kim Jong-un’s appalling human-rights record and his country’s notorious famines, state executions and other abuses—but Rodman has a different perspective.

DuJour: Starting from the very beginning—can you talk about what it was like the first time you set foot in the country?

Dennis Rodman: It’s nothing like you’ve seen over here. Not even close. It’s funny, because when I first went there it was so…Communist. Dry and dreary and like, I don’t know. Everything is so dead. Like The Walking Dead. But the third time I went there, wow. [Pyongyang] changed a lot. New buildings were popping up and [Kim] is building all these new condos and hotels. He built the largest water park in the world, a ski resort and this big bowling alley. He’s doing everything for these people. You could go bowl for a quarter all day or go swimming all day for like 50 cents.

DJ: So in your view he’s “for the people,” yet he’s almost universally regarded as a hostile dictator. How do you reconcile that?

DR: He’s for the people. I wish they had somebody that could actually come back with me. You’ve got a five-foot-one president in a small country that scares the shit out of people on this earth. And people here want to know, “Is he this tyrant? Does he kill people?” I’ve been around him and his compound, I’ve been to his vacation spots. If I would have seen something negative about him, I probably would have come back and said so.

DJ: I realize you’re not a foreign-policy expert, but when you’re visiting, don’t you think they’re only showing you the part that they want to show you?

DR: I know the media very well. It can work against you, it can work for you. And for me, I’ve been dealing with negative publicity all my damn life. But when it comes to politics, I never got involved in that shit.

DJ: It’s hard to shock Dennis Rodman. But did that happen at any time in your trips?

DR: It was only one thing. When I walked into that stadium [for the first game], I sat down, and this little guy walks in. The Harlem Globetrotters were playing and I was sitting on the bench, and he sits right beside me. Seriously, I didn’t know who this f-ker was! People were sitting there kissing his hand and crying and giving their babies to him. I couldn’t believe these people—men and women sitting there crying for 25 minutes—and this kid’s like yay tall! They had this little chant and all the people were on their knees bowing down to this guy. That’s what shocked me right there. I’ve been around—I’ve seen a lot of leaders—but not like that. That’s how I actually met Kim.

The other thing I was really shocked at was when I went to see the grandfather and the father in the mausoleum. It’s about five times bigger than Aventura Mall. The whole thing, I swear to God, it’s five miles in diameter. You cannot run, you cannot walk, you have to get in this escalator. The grandfather is in the middle of the room with all his pictures and stuff, and he’s frozen. That’s a true story! You can’t never bow in front of his head, you have to go around him and bow. I’m like, “Damn! This shit looks real!” They said yeah, he’s frozen forever. The father’s frozen, same thing. Each room is that big and the room after that is for [Kim]. That’s what tripped me out. 150,000 people go in a day. They have to wear black suits. You see them crying the whole time. That’s what trips me out about the country. They all cry.

DJ: How would you describe Kim Jong-un’s personality?

DR: When he’s around his people, he’s just like anybody else. He jokes and loves playing basketball, table tennis, pool. They love American ’80s music. They do karaoke to it. He has this 13-piece girls band with violins. He gets a mic and they play the whole time. He loves the Doors and Jimi Hendrix. Oldies. When I first went, the live band only played two songs for four hours: the theme songs from Rocky and Dallas.

DJ: Is he image conscious?

DR: His wife is. They’ve been married two years. She don’t dress like a typical [North] Korean. She likes Gucci, Versace. She dressed really cool. And Kim dressed pretty much in black, gray, brown. He made me two suits. They come right there and make a suit for you in two hours.

DJ: What have your interactions been like with his family?

DR: I’ve been around his whole family; I’ve held his baby. No one’s ever held his baby before but me. I got pictures of me holding his infant. I gave [his daughter] a little Rodman jersey, we took pictures of it. Me, him and her and his wife. I have a lot of pictures of that in my safe-deposit box.

DJ: How did the second exhibition game, on his birthday, come about?

DR: He was making fun of the Harlem Globetrotters, saying he didn’t want a circus the next time. We were on this big-ass yacht—it’s like a Lady Moura, a 400-foot yacht, like a cruise ship. And we were having dinner and I said, “I should throw a basketball game here. Just me and I’ll bring a lot of athletes. When is your birthday?” And he said January 8, so I said, “Let’s do it on your birthday.” And he jumped up in the air, started clapping and telling everybody, “Oh my God! He’s throwing a basketball game for me!”

DJ: So you put a group together of seven retired NBA players and brought them over. Afterward, some of the players say they were misled about the trip. They thought they were going to play for charity. Is that true?

DR: Bullshit. Bullshit, bullshit, bullshit. They knew.

DJ: And they got paid…

DR: Who paid ‘em? I paid ‘em! I paid them before they went over there.

DJ: Roughly how much?

DR: $30,000 to $35,000 each.

DJ: So you said, “It’s Kim Jong-un’s birthday, I’ll give you $35,000 for three days, do you want to come?” And they all said yes?

DR: Yeah. They didn’t realize we had a camera rolling 24-7 [for a BBC-produced documentary]. [Filming] them saying, “Oh, I love North Korea!”

DJ: Do you get any money from the North Korean government? An appearance fee?

DR: No, there’s no money. I do it for free.

DJ: Has Kim Jong-un discussed anything political with you?

DR: I’ve never told this to anyone, but the last time I was there, they just came out and started saying stuff about what they want from Americans. How they want to rewrite the peace treaty, they want us to get the ships out of South Korea. He’s saying the reason why they have the nuclear bombs is because they know that Americans think they can take over. He says, “I don’t want to bomb anyone. But we keep our nuclear weapons because we’re such a small country—that’s the only way we can defend ourselves.” They just want people in America and the government to know they don’t hate Americans. They want to work with Americans. They just want them to abide by the agreement that they wrote up years ago.

DJ: So up until that point you had never talked politics?

DR: No, it was more casual, just joking and laughing. But when I heard that [political discussion] me and my friend were like, Oh my God, now it’s getting serious. That’s the first time I ever heard that. That takes it to a whole different level.

DJ: And how did you respond?

DR: He said, “Well, we just want to try to straighten this out and try to open the doors with Americans.” I thought that I was going to get engaged in trying to negotiate some type of deal with the Americans. And after all of that, we came back for a dinner, and the first thing he said was, “Don’t worry about it. That’s OK. Don’t do that. We don’t want you to get involved.”

DJ: You’ve said in the past that Kim Jong-un wants President Obama to call him. Can you elaborate on that?

DR: He really, really wants to talk to Obama. He can’t say it enough. He wants to talk to him to try to open that door a little bit. He’s saying that he doesn’t want to bomb anybody. He said, “I don’t want to kill Americans.” He loves Americans.

DJ: Have you ever seen anything alarming in your time there?

DR: It’s just like any other country, you go to Russia, Germany, you’re gonna see soldiers all over the place. You see soldiers that carry guns and sit at the airports. It’s just like that.

DJ: But the difference is that in North Korea there are hundreds of thousands of people suffering and starving in labor camps.

DR: You name any country in the world… Which country does not have that shit? Every country has that.

DJ: When you hear that people are dying of malnourishment and being overworked—have you been in the fields, have you seen that?

DR: I’ve seen it. They work for peanuts. But like I said, he’s not like his grandfather or father. He’s not like that. He’s actually trying to change it. He’s actually doing cool things for these people, and that’s why they love him so much.

DJ: And the accusations about him having his family members killed…

DR: You could say anything here about North Korea and people would believe it. The last time I went there, when they said they killed his girlfriend, they killed his uncle, they just fed him to the dogs… They were standing right behind me.

DJ: You’re saying that the uncle that the North Korean government itself confirms was executed is actually alive?

DR: He was standing right there.

DJ: Are you ever concerned about your safety when you’re over there?

DR: I love my country. I love my country to death. And there’s no other place in the world I’d rather live. But if I go to North Korea—the next time I go to North Korea—the fear for me of not coming back… It won’t be because of North Korea. So I’m just letting you know right now… [long pause] That’s the real truth. Read between the lines on that one.

DJ: So you think the American government would have a problem with you coming back into the country?

DR: When I go there, it’s going to be a problem coming back. Because they could actually stop me from coming back. They could actually pull my passport. They already told me that. They’re afraid of me because I know so much.

DJ: “They” being…?

DR: Americans. Our government. They’ve got to be careful what they say, what they do, so I respect that. But for me, I mean, it’s freedom of speech. I’m not hurting anybody, I’m not putting anybody in danger, I’m just telling what I see. I have that leverage now that no one in the world has.

DJ: Is it true you’re being indicted by the U.S. Treasury?

DR: They want to indict me. And I’m like, “For what?” Treason. They’ve threatened me. They said I gave his wife a fur coat, a dress, I gave all these gifts. I was like, “I did? No I didn’t!”

DJ: Have you ever asked the U.S. government for support?

DR: I said six months ago [to the government], “Why don’t you guys help me?” They didn’t even give me a f–king response, so I was like, f–k it. I just wish people would actually take advantage of the situation that I have, instead of ridiculing me about everything I do. It’s so unfair. It’s very hard to try to do something like that in North Korea by yourself when the government don’t want to help you.

DJ: Why do you think that is?

DR: If Magic Johnson went over there, it would have been a whole different story. He would have had so many people helping him to do some good stuff for the world. But I did this all by myself. I want to go back and take a couple people with me so they could actually see it and say, “Hey, you know what? It’s actually true what he’s been saying.”

DJ: Who do you have in mind?

DR: I asked Oprah to go with me next time. I’ve asked quite a few people.

DJ: Does this make you more interested in politics or less?

DR: People put me in a category as this diplomat, this ambassador, which I don’t want to be. This is a sports thing. In 10 to 15 years, this is going to be historical. Watch. Because I went there for sports. No one’s ever done that! It’s using sports to open the doors for communication around the world. Going through sports, not through politics. So that people can see North Korea in a great light. That little kid is changing North Korea for the better, and once we see that, maybe he’ll just loosen up and start opening the door for the people of the world. That’s it.


附维基百科对罗德曼与金正恩交往的记录

2013年3月26日,罗德曼以私人旅游为名义,率领一支由哈林篮球队成员和部分前职业球员组成的篮球代表团访问了朝鲜,时间持续一周,旨在拍摄纪录片以及开办儿童篮球训练营。访朝期间罗德曼还与金正恩一同就餐、观看友谊赛,结下“纯粹的友谊”。众所周知,在金正恩于瑞士秘密留学期间,其最喜爱的运动就是篮球,而且是芝加哥公牛队的拥趸,甚至建议父亲推动朝鲜篮球运动员李明勋加盟NBA,因此他与罗德曼一见如故并非没有根据。

此后罗德曼分别于9月、12月两度再次访问朝鲜。罗德曼声称自己不是政客或者美国政府的大使,只是以金正恩朋友的身份与他友好地交流、图点乐子。在第三次访朝期间,罗德曼在友谊赛中场为金正恩演唱生日快乐歌,并且接受金正恩邀请,将在今后三年担任朝鲜男篮国奥队主教练,冲击2016年巴西里约热内卢夏季奥运会。

但同时有知情者透露,罗德曼多次访问平壤,不仅仅是为了训练朝鲜篮球队或者推广篮球运动这么简单,而是他在朝鲜受到的优待超乎寻常,其中包括朝鲜政府为罗德曼提供色情服务,不过这一说法并无可靠来源证实,基本可认为是韩国的政治宣传。

2012年7月25日,朝鮮公開李雪主為金正恩夫人。2013年3月,李雪主生下一女,罗德曼透露該女孩的名字為金朱愛。




2014年12月26日星期五

太阳马戏团三十周年庆典







太阳马戏团三十周年大庆,安排在有111年历史的Église Saint-Jean-Baptiste里举行,乍听起来有点自废武功的味道,在这座一百多年的陈旧建筑里,哪怕有人扶一下铜栏杆,都会被提醒“当心,轻一点,栏杆脆弱”,高高的百年穹顶更是无法悬吊,在这里,太阳马戏团迷人的高空技巧没有丝毫的施展之地。

2014年12月,太阳马戏团在故乡蒙特利尔举办为期半个月的三十周年庆典音乐专场,注意了,庆典是音乐专场,音乐有其神奇的翅膀,无需扶壁攀爬,也就对老旧的教堂无所挑剔。太阳马戏团的光头老板LIBERTE为庆典撰写了贺词:以音乐专场表达对观众与我们一同做梦的感激之情,因为音乐在太阳马戏团的演出中占有重要的份量。

在一个半小时的庆典里,魁北克音乐艺术家与太阳马戏团的演员们一起表演了35组音乐作品,这些原创音乐分别出自太阳马戏团30年来的35出剧目中,人们乘着音乐的翅膀沿着时光隧道重新回到太阳马戏团30年来精心营造的神秘氛围中。

林林总总的教堂是蒙特利尔市的一大特点,1881年到访此地的马克吐温曾感慨道:“这是我第一次来到这样的一座城市,你随便扔一块砖头就可能打中一间教堂的窗玻璃”。旧时的蒙特利尔人称美洲罗马,2011年的统计数据表明,全市共有600所宗教建筑,其中绝大部分是天主教和基督教的教堂,其中有著名的蒙特利尔圣母院和世界排名第三大的圣约瑟夫圆顶大教堂。

那么接下来的问题是,名扬四海的太阳马戏团为何选中了名不见经传的Église Saint-Jean-Baptiste,在这里举办庆典,难道它是想点石成金吗?

资料显示,其貌不扬的Église Saint-Jean-Baptiste是蒙特利尔容量排名第三的大教堂,仅次于圣母院和圣约瑟夫大教堂,有2800个座位,同时它还是蒙特利尔宗教文化遗产之一。另外一个因素就是它位于蒙特利尔法语文化区--高地区的中心,对法裔居民有传统的吸引力。








2014年12月24日星期三

林俊案凶嫌以一级谋杀罪被判终身监禁



平安夜前一天,魁北克高等法院陪审团经过8天闭门审议后做出裁决,在20125月杀害和肢解中国移民林俊的凶嫌马尼奥塔一级谋杀罪名成立,马尼奥塔被判终身监禁及25年不得假释。陪审团还裁定检方指控的另外4项罪名成立,即侮辱尸体、发放淫秽材料、刑事骚扰总理哈珀及国会议员、邮寄淫秽和不雅物品,马尼奥塔因此另外获刑19年。

1223日上午,在位于蒙特利尔的魁北克高等法院内,32岁的马尼奥塔在听完12名陪审团成员宣布裁决后闭上双眼面无表情,他曾以罹患精神疾病为由否认以上全部五项控罪。陪审团否决了马尼奥塔有意图无策划的二级谋杀和误杀的两种可能,认定他属有意图有策划的一级谋杀。马尼奥塔的律师在裁决后表示仍然坚信他患有精神分裂症和人格障碍,但表示尚未决定是否上诉。

裁决后,林俊父亲在庭上通过律师发表声明对法庭判决表示满意,称1230日是林俊的生日,他却无法再与家人一起度过了,林俊深爱加拿大,热爱法语,热爱这里的机会与新鲜空气,被告所为并不代表加拿大。